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Gelsomina l'éternelle clown triste de La Strada


#laminute de monsieur toutmoncinéma revient sur un imtemporel du cinéma ... La Strada du maestro Federico Fellini





Prenez quelques notes de musique droit sorties d'une trompette, un hercule de foire un peu rustre, le grand Zampano en la personne d'Anthony Quinn ... accompagnez-le d'une clown triste, Gelsomina, magnifiquement habitée par Giulietta Masina - faites leur rencontrer un funambule fou, Il Matto … et vous obtenez « La Strada ». Une balade chimérique à travers la Toscane. Un regard juvénile à la poésie baroque magnifiés par l'art de la mise en scène du maestro Federico Fellini et d'une mélodie devenue depuis éternelle ... celle de Nino Rota.


Gelsomina, c'est comme une éternelle enfant qui regarde le monde par sa fenêtre. Et qui vous renvoie son constat implacable exprimé dès le précédent film du maestro,I Vitelloni, à savoir : « Les origines de toutes nos angoisses, peurs et défaillances sont un manque d’amour. »


"La Strada" est de ces rares films qui traversent les décennies sans prendre une ride, sans perdre de sa force esthétique, émotionnelle. Car oui, "La Strada" est tout simplement de ces intemporels du cinéma qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie... au moins une une fois !



La Strada (1954) - Bande-annonce 2018 (version restaurée)

Federico Fellini - Anthony Quinn, Giulietta Masina, Richard Basehart


Gelsomina a été vendue par sa mère a Zampano, qui la brutalise et ne cesse de la tromper. Ils partent ensemble sur les routes, vivant misérablement du numéro de saltimbanque de Zampano. Surgit Il Matto (le fou), violoniste et poète, qui seul sait parler à Gelsomina.



Thème de La Strada composé par Nino Rota


Sorti en 1954, La Strada est le premier succès international de Fellini.Le film remportera le lion d’argent à la mostra de Venise en 1954, mais aussi l’oscar du meilleur film en langue étrangère en 1957, notamment grâce à une histoire néoréaliste et à sa musique composée par Nino Rota pour sa troisième collaboration avec le maestro.

Le thème principal s’ouvre par une trompette solo à la mélodie triste qu’un orchestre délicat vient soutenir. Puis, il change de registre pour s’égayer à mi-parcours. Un deuxième thème apparaît, plus sautillant. Cette construction est à l’image du personnage de Gelsomina qui traverse le film du rire aux larmes.

L’interprète original de ce solo est Nini Rosso, célèbre trompettiste italien qui a vendu pas moins de 22 millions de disques tout au long de sa carrière.



Pour aller plus loin : Critikat - L'enfant qui regardait le monde par sa fenêtre



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Pour la séance (d'écoute) de rattrapage du podcast de "monsieur toutmoncinema", c'est ici que ça se passe :


Où (re)voir vos inoubliables du cinéma :
un service proposé par le CNC

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