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monsieur toutmoncinema #1 les blondes d'Alfred (Hitchcock)



Le maître du suspense, Alfred Hitchcock, a marqué l'histoire du cinéma par son sens de l’effet dramatique, du découpage et son fameux "MacGuffin".

Mais sa marque de fabrique, ce sont aussi les "blondes hitchcockiennes", celles qu'il aimait surnommer ses "meilleures victimes". Un goût immodéré pour des actrices blondes et sophistiquées. Comme il l'expliquera à François Truffaut, au-delà de l'intrigue policière, le vrai sujet de ses films était la femme dans toute sa blondeur et sa noirceur ... un rapport bien ambivalent, entre héroïne et fantasme.


Alors passons en revue les blondes qui ont le plus hanté le cinéma d'Hitchcock et donné, à nous spectateurs, de sacrées sueurs (froides ?).




Joan Fontaine ou la blonde oscarisée.

Elle a marqué de l'empreinte de son regard intense les premiers succès hollywoodiens d'Hitchcock. Inoubliable "Rebecca", mais surtout sublime "monkey face" oscarisée pour son interprétation dans "Soupçons", aux côtés de Cary Grant. La magie de la rencontre outre-atlantique de deux britanniques et la première égérie blonde du maître du suspense.




Tippi Hedren ou la fascination qui tourna à l'obsession.

Découverte par le maître, en seulement deux films ("Les Oiseaux" et "Pas de printemps pour Marnie") il la propulsa au rang d'actrice la plus en vue à Hollywood. Mais le pygmalion Alfred en était tellement épris qu'il prit sa carrière en otage, lui coupant les ailes en plein vol.




Grace Kelly ou la beauté blonde faite princesse.

Égérie publicitaire à ses débuts de Coca-cola et Colgate, c'est "Le crime était presque parfait" qui a véritablement propulsé sa carrière. Toute à la fois d'une froideur apparente et d'une sensualité exacerbée, aucun homme ne peut rester insensible à la scène du baiser dans "La main au collet", troisième et dernier film tourné avec Hitchcock après l'inoubliable "Fenêtre sur cour". Mais un rocher mondialement connu et la vie de princesse l'éloigna définitivement du maître.




Ingrid Bergman ou l'intense beauté blonde.

Déjà star mondiale adulée, elle connut l’apogée de sa carrière en croisant le chemin d'Alfred Hitchcock, le temps de trois films passés depuis à la postérité : "La Maison du docteur Edwardes", "Les Amants du Capricorne", mais surtout "Les Enchaînés" qui promettait le plus long baiser de l'histoire du cinéma (pas loin de 2'30, entrecoupé de quelques bavardages - bouche contre bouche - histoire de contourner la censure de l'époque, celle du code Hays, qui ne tolérait pas de baiser au-delà de 3 secondes).

Avant, elle aussi, d'aller se jeter dans d'autres bras, ceux du réalisateur italien Roberto Rossellini.




Vera Miles ou l'impossible nouvelle Grace.

Après sa prestation remarquée dans "Le Faux Coupable", elle aurait du être la belle Madeleine de "Sueurs Froides" ("Vertigo" pour les anglophiles) ... mais une grossesse annoncée vient mettre son grain de sable. Un contretemps qui coupa nette l'inspiration du maître.

Il rêvait d'en faire une star. Il ne lui offrant plus qu'un second rôle quelques années plus tard dans "Psychose" (celui de la soeur de Marion Crane)




Kim Novak ou la beauté blonde glaciale.

Considérée souvent comme la plus hitchcockienne de ses héroïnes pour son double rôle de Madeleine et Judy dans "Sueurs Froides", elle fut en fait choisie à contrecoeur par le maître. A ses yeux simple actrice de remplacement de Vera Miles, la sauce ne prendra jamais entre eux.




Eva Marie Saint ou la plus érotique de ses blondes.

Un seul film, mais quel film. Aux côtés de Cary Grant (toujours et encore lui ...) dans "La Mort aux trousses", elle inspira au maître la fameuse scène finale de nos deux tourtereaux s'enlaçant dans leur wagon couchette suivi d'un plan ô combien suggestif du train entrant dans un tunnel.




Janet Leigh ou la douche froide pour une blonde.

Pour le film "Psychose", Hitchcock lui offre un rôle qui sont de ceux qui marquent à jamais une carrière, même si c'est aussi le plus triste sort réservé par Hitchcock à une de ses blondes.

Ne serait-ce qu'après avoir vu une seule fois dans sa vie les fameuses 45 secondes que dure la scène mythique de la douche, tout cinéphile qui se respecte ne peut plus jamais prendre de douche sans penser à elle.



Et Madame Hitchcock, Alma Reville, dans tout ça ? Sans l'ombre d'un doute ... brune. Comme quoi, les brunes ne comptent pas pour des prunes ...



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Pour aller plus loin :

- La Story : Hitchcock aimait-il trop les femmes ? (Emission "Stupéfiant !")

https://youtu.be/daK4mJbzs8o



Pour la séance (d'écoute) de rattrapage, c'est ici que ça se passe :