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Love Love, Lui et ... (Le Passager de la pluie)


#laminute de monsieur toutmoncinéma revient sur un petit bijou du thriller psychologique à la française ... Le Passager de la pluie



L'histoire d'une femme trop souvent seule dans sa maison à l'écart du bruit de la ville et de son agitation.

L'histoire d'une femme abusée dans sa chair par un inconnu un soir de pluie.

L'histoire d'un corps, celui de l'inconnu, abandonné dans une crique.

L'histoire d'un autre inconnu qui surgit le lendemain, comme venu de nul part.

Et ce jeu du chat et de la souris qui s'installe peu à peu entre Elle et Lui.

Elle, c'est Mellie ou plutôt "Love Love" comme Lui aime à l'appeler.

Lui ... c'est Harry Dobbs, un américain, un peu brusque et brutal, un casseur de noix à sa manière.

Ce qui les lie ? Cet inconnu, le passager de la pluie ...

Un nommé MacGuffin comme en clin d'oeil à ce procédé dramatique que maniait si bien Hitchcock !


"Le Passager de la pluie", c'est cette rencontre improbable de la douce et fragile Marlène Jobert avec le dur à cuire Charles Bronson ... devant la caméra de René Clément et sous la plume de Sébastien Japrisot.

Un petit bijou du thriller psychologique à la française des années 70 ... sur une mélodie inoubliable de Francis Lai.



Le Passager de la pluie (1970) René Clément - Marlène Jobert, Charles Bronson


Le Passager de la pluie est un film policier français réalisé par René Clément, sorti en 1970. Produit par Serge Silberman, réalisé sur un scénario original de Sébastien Japrisot, le film a comme interprètes principaux Charles Bronson, Marlène Jobert et Annie Cordy.


Mélancolie "Mellie" Mau est la jeune épouse de Tony, un navigateur de l'aviation civile souvent absent du foyer. Leur maison est à l'écart de la ville, au bord de la Méditerranée. Un soir, elle est agressée chez elle et violée par un inconnu qui venait le même jour d'arriver en autocar dans la localité. Elle parvient à le tuer puis, après avoir transporté le corps dans son break, elle s'en débarrasse dans une crique. Mais le lendemain surgit un personnage mystérieux : un nommé Harry Dobbs, américain, qui s'introduit lui aussi dans la maison et s'intéresse de très près à l'affaire dont il semble tout savoir ou presque. Il entreprend de harceler Mellie, en lui posant des questions qu'elle ne comprend pas, et ainsi il engage de force avec elle une partie parfois brutale, dont l'enjeu demeure inconnu. Dans le même temps, la police enquête, elle aussi. L'héroïne est prise entre ces deux dangers. Isolée en l'absence de son époux qui, de plus, semble lié à l'affaire, elle tente de résister, avant de finalement accepter le jeu étrange que lui impose le second intrus, mais toujours sans comprendre ce qu'il cherche à obtenir.


Pour l'anecdote :

Annie Cordy (qui interprète la mère de Mellie) nous dévoile ici tout son talent dramatique dans ce qui est resté un de ses plus beaux rôles au cinéma.


Le surnom de "Love Love" vient de l'inscription qui se trouve sur le tablier que porte le personnage de Mellie chez elle lorsque qu'elle prépare à manger à Harry Dobbs.


MacGuffin, le nom de l'inconnu tué, fait référence à Alfred Hitchcock qui utilisait l'expression pour désigner un ressort dramatique sans importance mais qui motivait toute l’action du film.

Plus précisément, le MacGuffin est un prétexte au développement d'un scénario. C'est presque toujours un objet matériel et il demeure généralement mystérieux au cours de la diégèse, sa description est vague et sans importance. Le principe date des débuts du cinéma mais l'expression est associée à Alfred Hitchcock, qui l'a redéfinie, popularisée et mise en pratique dans plusieurs de ses films. L'objet lui-même n'est que rarement utilisé, seule sa récupération compte.



"Le Passager de la pluie" interprétée par Séverine

sur une mélodie de Francis Lai et des paroles de Sébastien Japrisot


Après son premier succès avec cette chanson thème pour Le Passager de la pluie, la chanteuse Séverine a remporté le Concours Eurovision de la chanson pour Monaco en 1971 avec ce qui est resté depuis son tube : Un banc, un arbre, une rue.



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Pour la séance (d'écoute) de rattrapage du podcast de "monsieur toutmoncinema", c'est ici que ça se passe :


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