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Au jour dit, ils seront réunis dans ... Le Cercle rouge


#laminute de monsieur toutmoncinéma revient sur l'un des sommets du polar à la française : Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville.



Quand Corey, Jansen, Vogel, Mattei ... ont tous inexorablement rendez-vous au jour dit dans ... le cercle rouge ! Car oui, comme le disait si bien Marchand, l'inspecteur général de la police : les hommes sont coupables ... tous coupables !


Avec "Le Cercle rouge", le grand Jean-Pierre Melville, alors au somment de son art, nous a sans doute offert l'un des plus grands polars du cinéma français.

Un film à la lumière froide, voire blafarde. Au rythme lent, presque oppressant et aux dialogues distillés avec parcimonie pour des héros fatigués et impuissants face au tourbillon de la fatalité.

Un film qui nous laisse au passage quelques scènes d'anthologie, dont celle du "delirium tremens" de Jansen (magnifiquement interprété par Yves Montand) - où se bousculent les habitants du placard - et surtout celle du casse de la bijouterie Mauboussin place Vendôme : pas moins de vingt-cinq minutes sans un mot échangé, sans quasiment la moindre note de musique. Juste une redoutable efficacité de la mise en scène.


"Le Cercle rouge" c'est aussi et enfin peut-être l'un des derniers grands rôles d'un Bourvil, ou plutôt d'un André Bourvil - à contre-emploi - et tout simplement magistral dans la peau d'un commissaire à bout de souffle, froid et solitaire.

Un Bourvil qui nous montre ici tout son talent dramatique, même si pour l'occasion il n'avait pas perdu son sens de l'humour, comme nous le rappelle si bien Melville pour cette fin alternative du film restée bien-sûr dans les cartons.



Le Cercle rouge (1970) - La bande-annonce d'époque

Jean-Pierre Melville - André Bourvil, Alain Delon, Yves Montand, Gian Maria Volonté


Après cinq ans d'emprisonnement dans un établissement pénitentiaire de Marseille, Corey (Alain Delon) est sur le point d'être libéré pour conduite exemplaire. La veille de sa sortie, le gardien-chef de la prison lui propose une affaire conçue par un autre détenu devenu mourant. D'abord méfiant, il accepte de reprendre ce plan à son compte ...



Pour l'anecdote :


Le film s'ouvre sur une citation apocryphe de Râmakrishna : « Çakya Muni le solitaire dit Sidarta Gautama le sage dit le Bouddah se saisit d’un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : - Quand les hommes, même s’ils s’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux, et ils peuvent suivre des chemins divergents ; au jour dit, inexorablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. »


Avant dernier film tourné par Bourvil, "Le Cercle rouge" est le seul où il est crédité au générique avec son prénom : André Bourvil.


Melville a tourné une seconde prise de la fin du film. C'est une blague faite par Bourvil avant le tournage du dernier plan du film. On voit le commissaire Mattei dire à son adjoint dans cette affaire : « Vous savez comment j'ai fait pour arriver à la solution de cette affaire ?… Eh bien, c'est tout simplement en appliquant… » et à cet instant, il entonne a cappella La Tactique du gendarme. Ce document sonore de 53 secondes fut présenté par Melville lui-même après la mort de l'acteur.


Le Cercle rouge - La fin alternative par Bourvil



Le Cercle rouge (1970) - Scène du delirium tremens - Yves Montand



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Pour la séance (d'écoute) de rattrapage du podcast de "monsieur toutmoncinéma", c'est ici que ça se passe :


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